dimanche 20 septembre 2015

Germaine MAZIÈRE

Germaine MAZIÈRE a pointé le bout de son nez très tôt, à une heure ce matin du 31 juillet 1913 dans la maison de ses parents Jean MAZIÈRE et Anne Eulalie DESROZIERS à Guîtres (33).
Elle est la dixième de leurs enfants, peut-être la dernière de leur grande famille (à l'heure actuelle, je ne sais qui est le petit Alexandre, s'il est né après ou si c'est un surnom donné à un de ses frères)...
Son père Jean a déjà 50 ans et sa mère Anne Eulalie en a 44. Ce n'est plus un jeune couple. La vie a déjà laissé bien des traces sur leur visage qui se ride doucement.

Au lendemain de son premier anniversaire c'est la déclaration de la Première Guerre Mondiale qui ne va pas épargner la famille : son frère Jean,24 ans, sera tué en septembre 1914 et en janvier 1917, ce sera son autre frère Pierre aussi à 24 ans.
Germaine n'a pas du comprendre ces évènements (elle avait respectivement 2 et 4 ans), mais je suppose que les deux photos étaient bien en vue sur la cheminée familiale et qu'elle a grandi sous leur regard éternellement jeune.

Une année est passée : Germaine voit se marier sa grande sœur Marie dite Odette avec Pierre LACASSAGNE menuisier à Guîtres; suivie deux ans plus tard par son autre sœur Marie dite Louise avec Joseph LATASTE. Germaine a 7 ans.

La vie est jonchée de peines : Germaine a 9 ans quand décède son frère François âgé de 19 ans. Et elle a à peine 15 ans quand elle perd sa mère.
La maison doit être bien triste de toutes ces vies disparues...

A 17 ans, Germaine épouse Philippe MERCIER à la mairie de Saint Denis de Pile (33) et aura la joie de lui donner deux enfants : Serge et Annie Danièle.
La vie reprendra son cours avec la Seconde Guerre Mondiale, l'exil en Haute Garonne (31), quelques retours au pays : à 27 ans, Germaine a la douleur de perdre son père.
Finalement, revenue avec son époux Philippe et ses deux enfants à Bonzac (33), Germaine y décèdera seulement âgée de 31 ans, le laissant avec les deux pitchouns de 9 et 2 ans.

(Cet article est susceptible d'être modifié ultérieurement).


jeudi 10 septembre 2015

Philippe MERCIER dit André

Philippe MERCIER est né le 29 octobre 1908 au lieu-dit Boussicaud à Saint Ciers d'Abzac (33).
Il est le fils de Joseph MERCIER cultivateur et de Marie Marguerite DAVIAUD dite Eva.
A sa naissance, son père a 23 ans et sa mère 19 ans.
Philippe est le premier de leurs 7 enfants et l'aîné des garçons.
Ensuite viendront :
- en 1910 les jumeaux René et Marcel : Philippe a 2 ans.
- en 1912 son frère Gaston : Philippe a 4 ans.

* Le 2 août 1914, c'est le début de la Première Guerre Mondiale : Philippe a 6 ans.
- en 1915, naissance de son frère Pierre (dit Clotaire) : Philippe a 7 ans.
Son père Joseph est mobilisé le 22 mai 1917 et sera soldat au 57è Régiment d'Infanterie, puis au 335è; il sera démobilisé le 10 mars 1919.
- en septembre 1919 naît la seule fille du couple, sa sœur Jeanne Madeleine : Philippe a 11 ans.
et enfin,
- en 1921 arrive son frère Roger Moïse : Philippe a 13 ans.

A ses 20 ans, Philippe est recensé pour l'armée. Inscrit sous le n°55 de la liste du canton de Guîtres, il aura le matricule n°1018 de la classe 1928.
Il a de la chance : la loi du 31 mars 1928 réduit la durée du service à 12 mois (au lieu des 18 mois précédemment).

Sa fiche matricule militaire nous le décrit : 1 m 61, cheveux et yeux : châtain foncé, front moyen, nez rectiligne, et cicatrice de coupure sous le menton.

Son degré d'instruction est : 3 donc une instruction primaire.
Son parcours militaire est décrit comme suit :
Armée active : il est affecté au 3è Régiment d'Infanterie Coloniale (matricule au corps n°7553).
Le 10 mai 1929, Philippe arrive au corps, il a 21 ans. Il est soldat 2è classe le 14 mai 1929. Renvoyé dans ses foyers le 29 mars 1930, il se retire à Bonzac (33).
Un certificat de bonne conduite lui est accordé. Il passe dans la disponibilité le 15 avril 1930.

Libéré de ses obligations militaires, Philippe épouse le 30 août 1930 Germaine MAZIÈRE à la Mairie de Saint Denis de Pile (33) : elle a 17 ans et vient d'une commune voisine Guîtres (33).
En septembre suivant, leur fils Serge vient au monde dans leur maison située au bourg de St Denis de Pile : le jeune couple est ravi.
En 1931 sa grand-mère paternelle Marie BOISSEAU décède à l'âge de 76 ans dans sa maison de Lavagnac à Sainte Terre (33).Son grand-père Jean MERCIER, survivant, vient s'installer auprès de son fils Joseph à Bonzac, où il décèdera à son tour à 76 ans en 1933 : Philippe a 25 ans.
En 1937, après avoir accompli une période d'exercice militaire obligatoire, Philippe assiste au mariage de sa sœur Jeanne Madeleine avec Henry Georges JAYLLE à la Mairie de Bonzac.

Arrive la sombre période avec l'entrée en guerre de la France le 9 septembre 1939. Philippe, 31 ans, est rappelé à l'activité militaire le 5 septembre : il est affecté au 7è Régiment d'Infanterie Coloniale, intégré en 1940 au 10è corps d'armée sur le front de la Somme. Il recevra une médaille commémorative de cet engagement au front.
Malheureusement, il est fait prisonnier à Brelles (60) en juin 1940 et sera interné à Péronnes au Frontstalag 204 jusqu'en décembre 1940.
Finalement, il sera démobilisé et rentrera auprès de son épouse en Gironde, mais la maison de St Denis est réquisitionnée pour loger l'occupant et Philippe préfèrera s'expatrier avec sa femme et son fils.

Depuis février 1939, il travaillait comme monteur sur métaux pour la Société des Constructions Métalliques de la Corrèze et retrouvant son poste à sa démobilisation, il installe sa famille dans la commune de Bondigous (31) près du chantier où il travaille à la reconstruction du pont d'Ondes (31).
C'est là que verra le jour sa fille Annie Danielle : Philippe a 35 ans. Durant cet exil, il fera partie du groupe de résistance FFI.

Le retour en Gironde s'effectuera entre 1943 et 1944 : son frère Gaston décède en 1943, sa sœur Jeanne Madeleine en 1946, Philippe vient s'installer à Bonzac au lieu-dit Pouton, près de son père; il sera cultivateur. C'est là que décède Germaine son épouse, le laissant avec les deux petits (11 ans et 2 ans) : Philippe a 36 ans.
Quatre ans plus tard, Philippe déclare en mairie le décès de son père Joseph âgé de 62 ans.
L'année 1952 verra le mariage de son fils Serge avec Yvonne BORDET.
Et c'est ce même fils qui viendra déclarer son décès en 1974 à l'âge de 65 ans.

(Cet article est susceptible d'être modifié ultérieurement).

samedi 5 septembre 2015

Nouvelle organisation

Je ne sais pas si vous le savez, mais je vous le dis moi :
certains blogs de généalogie devraient être censurés...!

Nouvelle venue dans ce monde de généablogueurs(euses), j'ai bien sûr suivi attentivement le Challenge AZ proposé depuis trois ans par Sophie, et mes soirées de juin ont été plongées dans la lecture des différents et courageux participant(e)s et de leurs blogs respectifs.

J'ai énormément appris : sur l'organisation, les recherches, et autres thèmes tous aussi intéressants les uns que les autres.

J'ai entrepris d'effectuer un grand ménage : dans mon logiciel de généalogie et mes photos enregistrées au petit bonheur la chance (pour la totalité du PC, je verrais plus tard !) et dans mes méthodes avant de commencer la grande aventure de la reprise à zéro de mon travail généalogique accumulé depuis 26 ans (mais quelle idée, Elise !).

Alors donc, me voici prête : achat d'un agenda (coloré pour le plaisir de l'œil) pour m'aider à gérer mes plages généalogiques dans la journée, noter un créneau = une recherche précise (et pas une autre !), nouvelle méthode de recherche avec la mise en place de mon bullet journal.

Deux journées plus tard dans cette phase de test ...
- plages horaires : serviront surtout quand je reprendrais mon activité professionnelle; pour le moment je tranche ma journée suivant mon humeur : mails, twitter, relevés et indexation, recherches et enfin flânerie de toute espèce (blogs, Gallica...)
- créneau = recherche précise : pas moyen de tenir cet engagement avec des AD qui "cafouillent",
donc je mets en place la possibilité de modifier et remplacer la recherche par une autre
- bullet journal : cela me change de mes notes sur cahiers aléatoires (surtout pour les retrouver !) et surtout c'est efficace (mon Sosa 862, un simple nom et prénom, a enfin pris vie avec ses autres enfants et son mariage ).

Si vous avez lu jusqu'ici, vous avez remarqué le blog qui revient le plus souvent...
Il devrait y avoir un message d'alerte nous informant de l'attaque possible par un virus...
celui de la généalogie, bien sûr ! (bon, d'accord, j'étais déjà bien "attaquée"...)






 

mardi 1 septembre 2015

433

Et oui, finalement, je les ai comptés ! 433 ancêtres connus - un peu, beaucoup, passionnément .
Uniquement en ligne directe, je n'ai pas compté les frères et sœurs, les cousins et cousines, les oncles et tantes...et toute la compagnie.
Sur un certain village de Dordogne, je dois cousiner avec tout le village !

Mon dieu, mais quelle idée de vouloir tout reprendre à zéro ! Ah, sûr, si je me sors de cette histoire, on ne m'y reprendra plus !

Comme si je n'avais que cela à faire... J'étais tranquille dans mon coin : une réunion par mois avec mon petit club de généalogie (GEG-GenHiLib), des relevés d'actes que j'indexe sur Généanet (Gironde2) et bien sûr de l'entraide via internet. Cela m'occupait déjà pas mal.

Et voilà que je découvre Twitter : la généalogie, c'est connu partout et même là. Donc je lis des tweets, je commence à entrevoir une équipe de généanautes assidu(e)s et de tweet en tweet, je plonge dans le fascinant monde des Blogs de généalogie...
Et j'y coule de douces soirées en lecture sur notre passion commune et j'y trouve surtout pleins de nouvelles idées d'organisation, de recherche, des astuces...
Enfin, bon quoi, je suis ferrée (comme à la pêche).